lundi 9 septembre 2013

playmaliste | la RANG TRÈS, les grimaces que l'on range dans sa poche, comme un faux renard abandonné | Fostercare | Spoek Mathambo | Philipp Gorbachev | Diana | Modern Witch |

L'été. C'est cool. Les illusions. Et la chaleur trop palpable pour être réelle. Beaucoup d'envies en été. Des envies de rien. D'un peu de tout. Beaucoup de contradictions l'été. Comme s'il était fait pour tromper. L'été. Comme s'il était fait pour bercer les nuits d'illusion. De croyances éphémères. Qui disparaissent comme le jour renaît. Quand la nuit tombe. Aussi. Quand la nuit tombe. Surtout. L'été. Pour vomir à la gueule de bébés pandas. Et s'en essuyer les mains. L'été. Comme s'il était fait pour ouvrir les cicatrices. L'été. Comme une grimace que l'on range dans sa poche. Pour ne pas vexer l'autre. Les autres. Pour ne blesser personne. Garder ses grimaces dans sa poche. Puis regretter. Un peu. Puis oublier. Un peu. Puis merde, qu'il est doux l'été. Au fond. Soyeux. Un peu brouillon. Mais joli. Même si un peu travesti. Au fond. Et merde, qu'est ce qu'il est doux l'été. Au fond. Mais quand même. Au fond. Comme s'il n'avait pas existé. L'été. Rien n'est jamais bien grave, l'été. Parce que le soleil dévoilé. Parce que la peau qui brille un peu. La peau qui tombe en été. Pour une nouvelle vie. De nouvelles envies. L'été, avant de regarder les vieilles photos. Les instants de vie jaunis. Les clichés de quand rien n'était bien grave. L'été. L'été, avant de pleurer un peu. Juste un peu. Parce que le froid qui revient. Le ciel qui grisaille. La peau qui tremble. Et les ombres sur les vieilles photos jaunies. Qui ne disent plus rien. Plus rien qui n'en vaille la peine. Les fantômes. Les bébés marmottes que l'on remplace par de faux renards abandonnés. Trop chaud, l'été, pour les porter. Pas assez chaud, l'été, pour s'en étouffer de vie. L'été, c'est un peu la mort, aussi, parfois. La mort pas assez loin. Les missions suicide de nuit. Tuer les jours qui viennent. Faire comme si rien ne pouvait disparaître. Faire comme si nos mains ne ressentaient rien. L'été, c'est un peu la mort aussi. La mort que l'on devine. Le vide de l'après. Le rien qui remplit le ventre. Déjà. Et la musique qui continue de jouer. L'angoisse des jours qui ne s'arrêtent pas. La terreur du temps qui continue de filer. Sans nous. On ne suit plus depuis longtemps. Personne ne sait. Mais tout ça défile sans nous. Et les faux renards abandonnés sur le bord d'un canapé. Eux ils savent. Parce que le temps les conserve. Là. Posés sans qu'on les voie jamais vraiment. Dans l'attente du froid extrême. Des sensations de mort interne. Pour panser peut-être un peu. Mais sans aucun doute jamais assez. Parce que les faux renards que l'on abandonne sur le bord d'un canapé. N'en font sans doute jamais assez.

An Si, spéciale kasdédi, comme ils disent par chez moi. 

bisous coeurs câlins.




Niveau son, quelques perles à citer sans ordre de préférence : Fostercare | Spoek Mathambo | Philipp Gorbachev | Diana | Modern Witch.

2 commentaires:

  1. J'avais oublié à quel point tes articles glissent comme des notes de musique. j'aime.

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