vendredi 25 juillet 2014

caresser ta barbe de six jours, pluie chaude pour coeur sec | FLAVIEN BERGER / AQUARIUS HEAVEN / KIESZA / PHILIPP GORBACHEV / APPLAUSE |

© Aëla Labbé.
Tu crois que c'est possible. Une nuit qui t'irait à la perfection ? Comme une vague un peu grise qui avalerait la roche. Un truc pas trop lisse. Par pitié. Un truc au ralenti. Comme dans les rêves. Tu sais. Les rêves. Les images automatiques qui piquent un peu les yeux. J'ai dit pas trop lisse. J'ai jamais parlé d'se perdre comme ça. Pour des conneries un peu blafardes. Comme ça. Comme des cons qu'auraient trop bu. Le matin, tu connais pas trop. Ça te dit rien. Tu sais quand tu dors et que je te regarde un peu. Que j'reste loin. Enfin, pas trop loin quand même. Il est 12 h, tes yeux s'ouvrent un peu, se referment, ta main est restée coincée dans celle de cette grande gigue de François et j'aimerais être ailleurs.

C'est chiant quand tu comprends rien. Tais-toi maintenant. La nuit, elle ment assez pour toi je crois. C'est chiant quand tu te tires sans rien dire, aussi.

Il pleut. Il pleut chaud tu trouves pas ? La nuit t'as plus peur de rien tu dis ? Parce qu'on n'y voit rien. En fait. Et que la lumière éclaire juste, tu dis ? Moi j'ai envie de t'embrasser. Ou de t'en coller une. De t'embrasser sur la joue. Oui. Juste la joue. Ta bouche j'en veux pas, tu sais bien. Que tu te taises. J'ai envie de te prendre la tête à pleines mains. Quand tu souris comme un idiot. Que c'est juste parfait. Je me tais là. C'est mieux. C'est bien comme ça. Plus tard j'en dirai trop. Et j'te ferai de la peine avec mes grands mots. Mes envies de rien qui parfois te pèsent. Mais tu souris comme un idiot. Encore une fois. Allez. Fais ça pour moi. Encore un. Ouvre la bouche. Montre moi tes dents. 

T'as le coeur un peu sec ce soir. Et le mien je le cache. Manquerait plus qu'il se fâche. La nuit meurt encore un peu, là, contre le verre qui lui gigote dans la main, à elle. Pas bien assurée la gazelle. Je comprends pas ce qu'elle fait là. Pourquoi tout le monde l'accueille à bras ouverts. Je comprends pas d'où elle vient. Pourquoi personne dit rien. Elle m'inspire pas, je l'aime pas, lui parle pas. J'ai plus envie moi, d'l'avoir juste à côté. L'alcool qui lui tremblote dans sa main. C'est ridicule. Pas envie de me le prendre en pleine face. Elle cumule l'idiote. Je sais qu'elle m'aime pas. Elle est même pas belle, la regarde pas comme ça. Tu l'aimes bien toi. Tu la quittes plus des yeux toi. Je me fâche. Non, je me tais. Je me tire.

T'es sûr que c'est bon pour moi, tout ça ? Les matins qui rigolent. Et toi la grande frivole. Qui les embrasse tous à pleine bouche. Tu crois que j'aime quand tu t'en vas ? Tu crois que je les aime les nuits qui mentent ? J'aimerais mieux aller dormir, tu vois. Juste un peu. Fermer les yeux quelques minutes. L'air de rien. On sait pas. Et vous laisser valser le coeur vidé. Ne plus rien voir. J'aime plus tout ça, tu sais. Tu crois vraiment qu'j'aime ça quand tu t'en vas ?

Puis j'ai la gerbe. Tous les matins. Pourtant c'est pas possible.

T'es un peu sombre ce soir. Tu souris mais je vois bien. Toi tu vois rien. T'as les yeux tout blancs tu sais. T'as le visage un peu transparent tu sais. Derrière ta barbe de trois jours. Pas de miroir mon ange. Enlève ta main de là. Écoute moi deux minutes. Laisse ton sachet dans ta poche. Mon ange, c'est moche ici. Y'a rien qui brille de trop. Juste des fantômes. Et des mâchoires qui grincent tout' la nuit. Ça fait un bruit du tonnerre. T'entends non ? Tu les entends qui chantent faux non. Non, t'entends plus rien toi. J'aime pas quand tu t'en vas. J'aime pas quand tu poses ta main sur ton coeur. Et que j'vois bien qu'tu sens plus rien. Tu sens bien qu't'es un peu mort non ? Tu souris, mais tu vois rien. Tu souris quand j'te parle de la mort. Mais tu vois jamais rien. Enlève moi ça d'ton nez j'te dis. J't'assure qu'c'est pas rock'n'roll tout ça. J'ai la gerbe quand j'te r'garde. Putain j'ai la gerbe. Et la nuit qui t'avale.

Allez viens on s'tire. Viens donc. C'est l'été. Nous aussi on va aller voir les planches à voile. Nous aussi on va s'balader à moitié à poil. Sur des vélos couleur pistache. Puis le soleil brillera. La mer crachera. On aura chaud. On aura froid. On s'en foutra. Le vent dans la bouche. Les yeux pas vraiment ouverts. On pédalera sans s'arrêter. Enfin si, on s'arrêtera quand on s'ra tout mou. On ira s'asseoir là-bas. Sur le rocher. Tu sais celui qu'est un peu plat. On s'allongera là. On écoutera l'océan nous murmurer des cochonneries. On rira. On s'ra un peu enfants. Mais j'aurai plus peur. J'aurais plus peur d'me crever l'coeur. À t'regarder t'crever la peau.

J'ai envie de t'embrasser. Sur la joue. Oui, juste sur la joue. D'caresser ta barbe de six jours. Et d'te coller des baisers dans l'cou. T'as tes yeux bleus qui brillent un peu. Quand tu m'regardes en penchant la tête. Tu mordilles un pissenlit. Et je sais qu't'y penses un peu. Mais viens là. Viens donc. On s'tire un peu. Juste un peu. Tant qu'on peut. Tant qu'on est deux. Tant qu't'y penses pas encore de trop. Puis tant qu't'y crois encore un peu.

Y'a juste des mâchoires qui craquent là-bas. Plus personne qui s'regarde. C'est samedi matin. Jt'ai acheté des croissants. Le café est chaud. Tartiné du pain. Du beurre demi-sel et d'la confiture de figue. J'vois bien qu't'as meilleure mine. Tu l'vois bien non qu'tu meurs un peu moins ? Tu manges pas trop. Mais tu souris. Qu'est ce que t'es beau quand tu souris.

L'appart' est vide. Et tous ces corps qui tournent en rond. Les canapés qui s'étouffent à peine sous leur poids. Et j'ai plus la foi, tu vois. De te dire que j'en ai marre.  De te dire que je pars. Tu souris. Je sais pas à qui. Et j'crois bien que j'prends mon sac. Je suis pas sûre que tu m'aies vue. Je claque pas la porte. Je pourrais rester, en soi. Te prendre dans mes bras et laisser ta tête reposer sur mes cuisses. Je pourrais rester, en soi. Te caresser les cheveux, encore une fois. Me laisser bercer par la musique et les bouches qui s'agrippent. Je pourrais rester et t'empêcher d'aller tremper ta langue dans la bouche de cette grande gigue de François. Je pourrais rester, oui, je sais.

J'ai l'coeur qui m'fait faux bon. Puis, j'me sens nue quand tu t'enfuis. Mon ange, saute pas. J'ai froid. C'est vraiment l'vide en bas. Et c'est pas pour de rire cette fois. Même la fange, ça sauve de rien, tu sais. J'ai chaud. Allez viens donc. Viens. On s'tire. C'est l'été pour nous aussi non ? Saute pas. La pluie est là.


mercredi 16 juillet 2014

les partages d'humeur du bout du monde :"j'avais pas saisi que l'but du jeu, c'était ces vieilles savates."

J'avais pas saisi, que l'but du jeu, c'était ces vieilles savates. Envoyées à la tête de c'qui restait encore de beau. Des souvenirs un peu doux qu'on pensait pas totalement faux. J'avais pas saisi, qu'tout ça c'était un jeu. Qu'les points étaient comptés. Que l'gagnant. Que l'perdant. Moi j'pensais qu'c'était juste, t'sais. La vie. Les relations. Pas d'briques dans la gueule pour rien, t'sais. Juste des silences. Des r'gards lointains. Et la vie devant. Bien devant, tu sais. J'avais pas saisi, que l'but du jeu, c'était d'continuer autre part. Dans une sphère un peu branlante qui m'débecte. Dans un monde dont j'conçois pas l'existence, t'sais. La gerbe, tout ça. Acide. Acerbe. Comme un as. J'avais pas saisi qu'il fallait qu'on s'batte, en fait. Qu'on s'envoie des salop'ries. Des fruits à la gueule. Les poings dans l'mur. Pour quoi. Pour qui. Pour des vieilles savates à s'envoyer dans l'nez. Pour un peu de poudre. Et d'la fumée d'indien mal luné. T'sais. J'avais juste saisi qu'la fin c'était la fin. Et c'était bien comme ça t'sais. S'envoyer à la gueule. Briques et cailloux. Dans la tête puis dans l'cou. Dans l'dos d'l'indifférence. Pour la reconnaissance. Ça fiche la gerbe. Et la tangente. Les chutes en pente. Pour rien. Rien d'bien glorieux. À quoi bon s'perdre. Pour s'garder mal. Y'a rien d'bien joli à s'faire du mal. Les vieilles savates dans un tiroir. Les monstres de foire dans le rétro. J'sais même plus où t'es dans l'métro. Alors sors, attends, j'regarde pas. À quoi bon s'perdre. Pour s'garder mal. Y'a rien d'bien joli à s'faire du mal.

mardi 24 juin 2014

j'voudrais pas mourir comme un homme | THE INOPPORTUNE / KID FRANCESCOLI /SOFT METALS / HANNAH HOLLAND / NOIRE MAISON / WARPAINT / RENDEZ-VOUS / CHRISTINE & THE QUEENS |

© Kati Horna.
J'voudrais pas mourir comme un homme. Un trou béant à la place du coeur. Le coeur béat comme un trou noir. J'voudrais que les nuits soient blanches. Toutes sans exception. Un peu étanches. Comme si de rien. Qu'on s'enfonce dans ses lombes. Et qu'elle soit sans fin. Enfin, bien longue. Qu'on s'y perde presque à vie. Qu'on en revienne pas bien finies. Bien pétries dans nos emmerdes. Nos envies de trop. Ou de trop-rien. Et merde. Pour ton bien ou pour le mien. Presque un peu malsain.
Les allumettes qui craquent. Elle se dandine. Elle allume, elle assume. Elle badine. Comme à son habitude. Pour la transe. Puis les non-sens. Qui vrillent. Dans ses yeux. Puis le vide. L'acide sur la poitrine. Qui se tend et se détend. La musique en coup de vent. Les hanches qui flanchent. Le regard qui s'éloigne. La poigne comme un exit. Et floue comme la mort. Baisée comme le jour. Je sais pas trop si j'suis pour. La lumière en pleine nuit. Par flash. Les spots qui clignotent. Sur la nébuleuse envie. Les reflets. Les images. Ce que l'on imagine, aussi. Tu vois. La nuit, tout ça. J'ai la gerbe qui tremble. Tout s'déforme. Tu vois. Rien dans la norme. Le noir, tout ça. Sur mes yeux comme en plein jour. L'oeil sourd comme assommé. Les doigts qui claquent. Le talon qui frappe. Ton coeur qui bat plus trop. La nuit floue comme la mort. La mort baisée comme en plein jour. Menottes aux poignets. Le coeur à vif. Un peu saigné. Et le soleil dans tes yeux, tout ça. J'vois pas grand chose à part la fin. J'vois même plus tes yeux en fait. Tes mains sur moi. Je sais pas, tu sais. J'voudrais pas mourir comme un homme en fait. Le visage flou comme l'ennui. Et la mort engoncée dans les reins. Enfoncée jusqu'à la gorge. Comme en plein jour.  À 5. À 6. À 7 h. Le soleil dans tes yeux. Tout ça. La lumière dans ton cou. D'un coup. Ton regard effacé qui ne dit rien. J'voudrais pas rentrer chez toi sans rien dire. J'vois même plus tes lèvres en fait. J'te trouve un peu mièvre d'un coup. J'voudrais pas m'taire pour rien. M'effacer dans ton lit pour rien. Virer la couette et dormir sans rien. Même pas toi, tu vois. Ton corps vaporeux, tu vois. Mes mains sur toi. Je sais pas, tu sais. J'voudrais pas mourir comme ça, en fait. Le coeur violé pour une nuit blanche. Le visage vague. Pas très franche. Faire comme si de rien. Tourner la tête comme si de rien. Fermer les yeux, tu vois, comme si de rien. Parce que rien. Ou tout. Alors tes mains sur moi. Je sais pas, tu sais. J'voudrais bien. Tu sais. Mais la nuit blanche baise comme un homme. Sans sueur. Comme une erreur. Avec la peur au menton. L'horizon prison. La raison sans nom. Le corps sans son. Pas d'BIM, pas de BOUM. Abonné absent. Encrassé, le coeur. Les adieux salis. Les au-revoir qui se prolongent. Les allumettes qui craquent encore un peu. On se connaît à peine, tu sais. Et j'voudrais pas mourir comme ça, en fait. La tendresse dans la poche. Enfoncée dans les reins pour rien. Rien. C'est rien en fait. Tu vois. C'est juste comme ça. Mais j'voudrais pas mourir comme un homme. Quand même. Un trou béant à la place du coeur. Le coeur béat comme un pantin. Ce p'tit bonhomme qui ne dit rien. J'voudrais mourir léger. Pas comme un homme. J'voudrais pas faire la somme, en fait, de mes erreurs, de mes trop-pleins. J'voudrais mourir léger. Le coeur franc, un peu fané. La peau blanche, presque abîmée. Le regard fixe, un peu gâté. Pas comme un bonhomme, en fait. Non, j'voudrais pas mourir comme un bonhomm
e.

jeudi 24 avril 2014

les partages d'humeur du bout du monde : "On m'a (encore) demandé hier soir.."

© Éva Merlier.
Le temps file comme si rien n'avait d'importance. On m'a (encore) demandé hier soir. Un mois après qu'un(e) illustre inconnu(e) suggère de me faire interner. Les lacs ont des oreilles. Ce que j'avais bien pu vouloir dire avec mon dernier post. J'ai souri. Peut-être juste intérieurement. Je ne me souviens pas bien. Puis le Rosa résonnait bien fort. J'ai répondu que je savais sans savoir. Qu'il n'y avait rien à lire derrière les mots. Rien qui ne se lise derrière le rideau bien qu'il soit fermé. Rien à deviner surtout. Que les mots étaient là. Bien présents. Bien choisis. Bien ancrés par des pixels d'ordinateur. Rien à deviner, donc. Mais beaucoup à comprendre. Ou pas. Qu'il s'agissait juste de savoir si on voulait y comprendre quelque chose. Y'a un mec qui dit que notre nom sera oublié avec le temps, que nul ne se souviendra de nos actions. Que tout se dissoudra. Je pense à la cuvette des toilettes. Moi aussi. Aux lieux qui s'enchevêtrent. Et à la caramélisation. Et je repense à cet instant où, encore une fois, on m'a demandé ce que j'avais bien pu vouloir dire avec mon post de la veille. Je repense à ces gens qui sentent que je parle d'eux. Souvent à tort. Puis parfois à raison. Puis à tous ceux qui ne le soupçonnent même pas une seconde. À tous ces désaccords. Ces malentendus. Ces quiproquos un peu froids. Et les maladresses humaines, relationnelles, corporelles, que mes posts ont bien pu engendrer. Le plaisir aussi. Oui, le plaisir de l'inconnu(e) qui s'approche et te glisse à l'oreille qu'elle/il te lit sans exception, à chaque publication. L'inconnu(e) qui a les yeux un peu baissés à mesure qu'elle/il te parle. La pupille qui se dilate. Et le désir étrange qui naît d'un rien. Parce qu'il est beau. Parce qu'elle est belle. Et qu'il lit tes mots sans te connaître. Le désir qui naît dans la doublure d'une veste en daim noir. Dans la fermeture éclair d'un sac un peu à la mode. Dans le revers d'un pull-over un peu trop beau. De quelques mots que j'ai peut-être mis dans le bon sens. De quelques pensées qui l'ont peut-être touché lui. Touchée elle. La plume qui tourne. Le style qui dort. Le stylo qui mord. Et les doigts qui frappent. Je me voulais pianiste. Fichtre. Aujourd'hui, je suis celle qui ne parvient pas à fermer un blog. Par manque de temps. Et/ou de volonté. Puis par passion aussi. Par passion des problèmes insolubles qui finissent toujours par trouver formule plus irréversible. Passion des têtes qui s'enfoncent dans les murs et finissent toujours par grandir des fissures. Passion des puits sans fond. Aussi. Et tes mots qui s'enfilent comme des colliers de perles blanches. Les perles blanches aux reflets sombres. Ce sont celles que je préfère. Parce qu'elles ont en elle la déviance qui fait trembler la peau. Et les paupières aussi, quand je lis certains mots. Les perles blanches ont défilé, ici. Elles m'ont souvent demandé, un peu comme toi hier. Un peu comme lui la semaine dernière. Ou comme elle, un soir un peu trop humide de septembre dernier. Si je parlais d'elle. Si je parlais d'eux. De lui et de sa nuque un peu tachetée. De ses problèmes de confiance en la vie. Et de ses doigts qui grincent quand elle est heureuse. De son coeur qui saute quand elle se sent mourir. De ses envies de rien. De ses envies à elle, de tout casser. De tout détruire en un crochet. De sa peur face à l'amour. De ses malaises quand elle fait l'amour. De son genoux gauche qui flanche parfois quand il fait moche. De ses angoisses. De ses fantômes à lui. De ses démons à elle. Qui lui apparaissent le matin. Le dimanche aussi. Des coups qu'il a pris. Des coups qu'elle a donnés. De la tendresse que j'avais avec elle. La sécurité que j'ai trouvée dans ses bras à lui. Le temps de fermer les yeux un instant. On me demande souvent. Mais le temps file comme si rien n'avait d'importance. Alors qu'importe mes partitions mal rangées. J'écris sur ceux qui ont compté. Puis ceux qui comptent toujours. Mais rien n'a d'importance. Vraiment. Tout sera oublié. Simplement. Et je ne suis qu'un messager. Je répète juste ce que l'on me chuchote à l'oreille. Alors, chut. J'écoute.

dimanche 20 avril 2014

retour sur terre, Die Idioten comme une nuit blanche et les lémuriens on drugs | THE INOPPORTUNE | TECHNIQUES BERLIN / FAD GADGET / KONTRAVOID / INFORMATICS / AUSGANG / FRANÇOIZ BREUT |

Parce que c'est toute une vie. Toute une nuit blanche. Que tu passes au bout du monde.  À creuser des tranchées. Entre toi et le monde. Comme des faux-semblants. L'autisme du voyage. Des pieds qui tapent sur le sol. Et du coeur qui martèle. Le contact comme un prisme agréable. Le retour comme un tueur affable. Une conviction de fer. Et de la poudre sous la langue. Pour ne pas vomir. Parce qu'il n'y a pire. Que la poudre. Aux yeux comme un bijou de vie. Besoin d'être emportée. Oublié. Emmenée. Loin. Là où personne n'aime les angles droit. Là où les contractions sont acides. Et les contradictions ne prennent pas une ride. Vide. De sens. La banalité comme un parallélisme à atteindre. Je l'ai connue comme en temps de guerre. Oubliée comme si les bulles n'avaient pas été. Éclatement des formes. Dans le vide de la sensation. Et des poitrines qui se gonflent. En Perpendiculaire des instants les plus forts. L'intensité mourante. Et l'oubli. Comme un traumatisme. Traumatisé de quoi. De qui. À pétrir dans la farine. Les minauderies attachantes. Comme une étoile filante. Toile flippante. Le bon reflet. Les yeux pétillant. Se perdent dans le vent. Et réapprendre la terre. Les planètes qui tournent. Les questions sourdes. L'orbite qui éclate. Les pupilles qui se dilatent. Et les yeux clos. Caresser l'herbe dans le noir. La tête qui se tourne. Gourde. Cache-cache. Die Idioten. Tic-tac. L'horloge tourne. Et les groupies qui multiplient l'envie. Le contact comme un parallélisme à atteindre. Fan de qui. Fan de quoi. Il se sent pas compris. Un tour par ici. Juste pour la nuit. Qu'il me dit. Mon coeur contre le sien. Attaque nucléaire pour baiser de bouche. Chope. Le moment. Les lèvres. Les battements et le pain sur la langue. Qui fond. Un chocolat en hiver. Écoulements somatiques. Écrire dans la buée. Que tu aimerais l'aimer. Elle. Encore un peu. Enfin. Non. Et lui. Lui. L'avenir. Juste pour la nuit. Effacer. Recommencer. Effacer. Recommencer. Effacer. Recommencer. Mais l'étoile filante. La Toile flippante. Putain. L'étoile filante. La regarder passer. Vite. Comme un miroir. Le bon reflet. Aimer. S'aimer. De nouveau. Effacer. Recommencer. Effacer. Recommencer. Écrire dans la buée. Vapeurs d'eau et sourires timides. Péripéties interdites. Coquinerie du lundi. Ramasse du mardi. Excréments du mercredi. Jeudi. Tout recommencer. Oublier. Traumatisme de peau. Les chansons qui résonnent. Le Vietnam qui vibre dans le poignet. Die Idioten. Effacer. Recommencer. Nuit blanche pour une vie. Mais juste pour la nuit. Le bout du monde. Et la stérilité. Des lémuriens sous poudre. Sous la langue. Les pupilles qui s'écartent. Le foie qui gigote. S'il-te-plaît, prends la porte. Vomir encore un peu. Juste là, contre le mur. Pour être bien sûre. Que je suis bien seule. Et ma main dans ta gueule. Qu'il dit. L'avenir. Ma tête contre le mur. Peut-être. Les cheveux emmêlés. Embrasse-moi pour l'instant. Juste, perds-moi dans le vent. Pour la nuit, j'te dis. Juste comme ça. Ta main dans ma gueule. Vite. Perds-moi juste dans le vent.

lundi 24 mars 2014

11 raisons de plus se faire chier à rêver les yeux fermés | les rêves automatiques vol. 1 |

11 raisons de pas se faire chier ce soir. En attendant l'arrivée des deux nouveaux sites (du high level, du push push de fou, du deux en un comme le shampoing), on se réveille le corps, de l'orteil au bas du ventre, sans passer par la tête, avec la mise en place, ici pour le moment, des |rêves automatiques|, soit 65 minutes de douceur électronique pour hiboux de nuits blanches à oreille tendue. Ici, le volume 1, à consommer avec modération en cas de carences sonores de longue date. Du love. Et des lémuriens qui gigotent sur les platines, à gogo la danse plein la panse. On s'abonne. On partage. On renifle en coeur. 11 raisons de plus se faire chier à rêver les yeux fermés.

vendredi 21 mars 2014

| Sainte-Anne bébé |

1 - Klaus Nomi - Enchanté
2 - Plastic Bertrand - Tout petit la planète
3 - Nina Hagen - African Reggae
4 - Lene Lovich - Blue Hotel
5 - Talking Heads - Moon Rocks
6 - Cabaret Voltaire - Just Fascination
7 - Animotion - Obsession
8 - Gudrun Gut et Anita Lane - Firething
9 - Circa Tapes - Disco Kerosene
10 - Section 25 - Friendly Fire
11 - Film Noir - Excuse

Toi l'Anonyme. Ta petite intervention d'hier (cf. commentaires ICI). Grand moment de magie. Pas grand chose à ajouter. Tout y est. With love. 

PS : pour passer d'une chanson à l'autre, il faut cliquer sur les petites flèches.
PS 2 : post éphémère à but non lucratif.